25 janvier 2020

Premiers pas

Bonjour à tous, 

Depuis quelques années maintenant je rêve d’écrire. Jusqu’à l’année dernière, je n’ai pas osé me lancer. La peur de ne pas réussir y était pour beaucoup, mais aussi de la peur d’être lu par les autres. Écrire pour soi c’est bien, mais ce n’est pas une finalité, si personne ne peut en profiter. Oser envoyer un texte pour un concours, un éditeur ou le mettre en public est une épreuve que tout auteur qui désire être reconnu doit franchir. C’est le premier pas pour avoir des commentaires constructifs sur ce que l’on écrit. 

J’ai franchi ce cap en participant lors d’un concours de nouvelles en novembre 2019. C’était pour le numéro deux de « La revue des Cent Papiers ». Je n’ai malheureusement pas été sélectionné, pour une première nouvelle écrite sur un thème imposé, mais ce n’est pas grave. Ce fut une très bonne expérience. J’ai adoré l’écrire. Il m’a fallu du temps pour être pleinement satisfaite de ce que j’avais écrit pour oser l’envoyer. Le point positif de ce concours est que même les non sélectionnés reçoivent un avis constructif de leur écrit. 

L’autre cap à franchir est d’être lu par des inconnus sur internet. C’est pour cela que j’ouvre mon blog. Pour que tout le monde puisse lire ce que j’écris et surtout pour être confronté à l’avis des lecteurs. L’avis des autres est très important, mais il peut faire peur. En effet lorsque les avis sont positifs cela fait plaisir. Mais quand ils sont négatifs, cela peut être difficile à lire. Ils permettent de se remettre en question et d’accepter les critiques.
Dans mon monde, les enfants et les adultes ne vivent pas ensemble. Je ne sais pas pourquoi, car cela fait tellement longtemps que même les anciens ne se souviennent plus pourquoi. Pour ma génération et les précédentes, ç’a toujours été comme cela. Pour nous, c’est naturel.
Si vous avez envie de lire la suite, dites-le-moi en commentaire.

Je vous mets en ligne le début de cette nouvelle, en espérant qu’elle vous plaira. 


La mémoire endormie 


Mon prénom est Kara, je suis une adolescente de 17 ans bientôt 18 et j’ai peur. Pourquoi me direz-vous ? Je vais devenir adulte et n’en ai pas envie. Je ne veux pas perdre mon lien avec Hercule et avec la nature. Hercule c’est mon familier. C’est un petit chien au pelage noir et blanc sur le bout des pattes et le poitrail. Il est pourvu de quatre yeux entièrement bleus opaques deux aux places habituelles et deux plus petits au-dessus et au milieu des premiers. Au-dessus de ces petits yeux sont implantées deux grandes oreilles pointues avec l’intérieur rouge. Sa queue quant à elle ressemble à celle d’un poisson combattant, mais avec des poils longs et courts de couleur rouge et blanc. Les adultes perdent tout ça. Ils perdent cette capacité d’entendre et de voir les familiers le leur y compris. Pourtant ces derniers vivent dans le monde entier. Enfant nous pouvons leur parler, car ils ont le pouvoir de communiquer avec nous les humains. Nous faisons ça librement et naturellement comme s’il en avait toujours été ainsi. Mais les adultes oublient cela. 

Nous chérissons notre planète et la nature. Les familiers aiment vivre dans la nature et dans les zones arborées. Ils nous apprennent à respecter autant les végétaux que les animaux et à être en symbiose avec eux. Mais personne ne sait rien de leur origine. Une légende raconte qu’ils viennent de la grande forêt de nord. Là-bas vivrait le familier originel qui serait éternel. Celui qui sera capable de le trouver connaîtra la raison de l’incapacité des adultes. C’est pour cela que j’ai pris la décision de faire le voyage vers cette fabuleuse forêt. Je veux le rencontrer. Je veux des réponses. Je veux surtout la solution pour ne pas oublier Hercule, mon meilleur ami. J’espère aussi pouvoir aider les adultes à retrouver ce lien. Revoir la joie sur leur visage. Leur permettre de retrouver une vie normale et heureuse. 

Les adultes vivent dans leur village, mais on les rencontre parfois. Chaque fois, ils sont irritables et prêts à rentrer en conflit les uns contre les autres. 

La semaine dernière, j’ai annoncé à mes amis que j’avais pris la décision d’aller dans la grande forêt. Évidemment au début ils ne m’ont pas cru. Ils pensaient tous que je leur faisais une blague. Mais ils ont fini par comprendre que j’étais déterminée et que rien ne me ferait changer d’avis. Pourtant ils ont tous essayé. L’un m’a dit que ce n’était qu’une légende millénaire, personne n’avait jamais vu ce familier et rien ne prouvait son existence. Mais si personne ne tente, nous ne saurons jamais la vérité. Un autre que le voyage jusqu’à la forêt est long et dangereux, car il y a plusieurs villes d’adultes à traverser. Ils n’aiment pas que les enfants passent chez eux sans raison. Je suis presque adulte, je pourrais donc leur faire croire que je cherche une ville où m’installer. Évidemment, je devrais faire attention avec Hercule à ne pas lui parler devant eux, car ils ne vont pas comprendre. Un dernier, celui considéré comme le plus sage d’entre nous, comparait mon expédition à un suicide. Pas seulement pour moi, mais aussi celui d’Hercule. Ce que je ne vous ai pas dit sur la légende c’est que des adolescents avaient déjà essayé et ils n’avaient jamais été revus. Mais qui dit qu’ils n’ont pas juste réussi à trouver la forêt ou le familier ou qu’ils ne sont pas simplement devenus adultes et oubliant leur quête de savoir. Moi je suis déterminée à trouver les réponses, je ne veux pas oublier tout ça. Donc malgré les avis négatifs de tout le monde j’ai préparé mes affaires, des provisions et tout le nécessaire pour le voyage et survivre en forêt. 


N’hésitez pas à aller faire un tour sur le site de La revue des Cent Papiers où vous pouvez vous procurer les deux premiers numéros : le blog de La revue des Cent Papiers, ainsi que sur leur page Facebook : https://www.facebook.com/larevuedufaune/

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